L'Europe une histoire ancestrale


Lorsque l'on apprend l'histoire du continent européen, on découvre tout d'abord nos origines grecques et romaines. On part sur les vaisseaux romains, on découvre l'armée romaine, les empereurs, la naissance de la démocratie avec Athènes et sa démocratie directe. On apprend alors que cette histoire est faite de mouvements de population et de terribles guerres. Le tout en lien avec des Dieux qui ne nous parlent plus beaucoup aujourd'hui mais dont les noms résonnent encore : Poseidon, Chronos, Athena. Cette longue histoire a façonné l'ensemble de l'Europe et c'est que qui en fait notre richesse. Je vous propose dans les lignes qui suivent de découvrir deux grands empires : l'empire grec et l'empire romain.

La suprématie de la Grèce


La première grande civilisation qui a atteint la maturité, en Europe, fut celle de la Crète pendant le IIe millénaire av. J.-C. Appelée culture minoenne d’après le légendaire roi Minos, celle-ci étendit son pouvoir sur la mer Égée vers 1600 av. J.-C. (voir Égéenne, civilisation). On ne connaît pas avec certitude le moment où les envahisseurs hellènes sont arrivés dans la péninsule, peut-être entre 2600 et 1900 av. J.-C.

Vers 1400 av. J.-C., les Grecs, ou Mycéniens d’après le nom de la capitale Mycènes, supplantèrent les Crétois. Les palais furent détruits et les Mycéniens s’installèrent dans l’île, mettant au point un système d’écriture syllabique. La civilisation mycénienne eut des contacts commerciaux avec le Proche-Orient et l’Europe occidentale — l’Angleterre par exemple, productrice d’étain, ou Chypre qui produisait du cuivre — quand elle fut presque complètement détruite vers 1200 av. J.-C., par de nouveaux envahisseurs, les Doriens, qui étaient aussi des Hellènes venus du nord. Ces derniers étaient moins avancés sur le plan culturel, mais possédaient les techniques de fabrication des armes en fer. Ainsi, les débuts de l’âge du fer furent caractérisés, en Grèce, par une régression sur le plan culturel.

Vers 800 av. J.-C., après le choc des invasions doriennes, la civilisation grecque commença à se manifester à nouveau. Ce fut une période obscure, connue seulement par les textes d’Hésiode et d’Homère. En même temps, la langue se modifia par des apports nouveaux. Les Grecs empruntèrent aux Phéniciens leur alphabet, auxquels ils ajoutèrent des voyelles pleines.

La Grèce antique

La Grèce antique
Le panthéon à Athenes

Les Cyclades

Les iles grecques
Les iles grecques

Essor des cités états - la démocratie grecque


Evzones

Au VIIIe siècle av. J.-C., les premières cités-États commencèrent à essaimer et à coloniser d’autres régions. Le premier mouvement les mena en Asie Mineure, sur les rives de la mer Noire et vers le sud de l’Italie. À cette époque, que l’on qualifie d’archaïque, se mirent en place les fondements de la civilisation grecque. La plupart de ces nouvelles cités étaient liées par une culture commune, même si en pratique elles étaient indépendantes. Elles étaient conscientes de leur grécité et considéraient les autres peuples comme des Barbares.

La majorité des peuples de la Méditerranée occidentale subit l’influence de la culture grecque. Ce fut également le cas des Étrusques, qui avaient supplanté les Villanoviens. La plupart des grands centres urbains de la région, qu’ils fussent grecs ou non, passèrent par des formes de pouvoir tyrannique et aristocratique, avant de connaître le stade des oligarchies commerciales (ploutocraties). La tyrannie du VIe siècle av. J.-C. fut une étape de transition vers la Polis, la cité classique. Ce fut à cette époque que les fondements économiques et militaires de la civilisation grecque classique furent posés.

Vers le Ve siècle av. J.-C., des villes grecques, comme Athènes, avaient adopté une forme de gouvernement particulière, la démocratie. Celle-ci concernait uniquement les hommes libres de la cité. La constante du monde antique fut la division entre hommes libres et esclaves.

Les perses


À cette époque, la Grèce fut menacée par l’expansion de l’Empire perse, qui s’était formé au siècle précédent. Toute l’Asie Mineure fut bientôt conquise par les Perses et, en 490 av. J.-C., ceux-ci attaquèrent la Grèce. Après avoir remporté une victoire décisive sur les Perses à Salamine, en 480 av. J.-C., la cité d’Athènes apparut comme l’une des grandes puissances du monde grec. Le Ve siècle av. J.-C. s’affirma comme l’âge d’or de la civilisation grecque classique. Toutefois, la politique expansionniste d’Athènes, combinée à d’anciennes rivalités économiques et politiques avec Sparte, entraîna la guerre du Péloponnèse, dont les conséquences furent désastreuses (431-404 av. J.-C.). Une grande partie de la Grèce fut dévastée, et les cités continuèrent à se faire la guerre au siècle suivant.

La Macédoine, située au nord de la Grèce, ne faisait pas partie à l’origine du monde grec. Sa classe dirigeante fut hellénisée vers le IVe siècle av. J.-C. Sous le règne de Philippe II, les phalanges macédoniennes soumirent une grande partie de la Grèce, et son fils, Alexandre le Grand, vainquit l’Empire perse et atteignit les bords de l’Indus. Après la mort d’Alexandre, ses successeurs se partagèrent son empire, ce qui eut pour conséquence de déplacer le centre de gravité de l’empire vers des villes comme Alexandrie, en Égypte, et Antioche, en Turquie, pendant la période suivante (qui porte le qualificatif d’hellénistique).

Rome


La fondation de Rome

La ville de Rome

Rome
Rome. Photo E. Buchot

L’Italie, comme la Grèce, était divisée pendant le premier âge du fer entre un grand nombre de peuples de langue et de culture différentes. Plusieurs groupes indo-européens s’étaient greffés sur des cultures néolithiques antérieures ; ils s’étaient infiltrés par le nord de l’Italie à la fin du IIe millénaire av. J.-C. et avaient par la suite envahi toute la péninsule. Les peuples italiques représentaient le plus important de ces groupes. La culture des Villanoviens, qui occupait une place importante à l’âge du fer, s’était développée dans le Nord et exerçait une influence sur les régions voisines. Les Étrusques, installés au VIIIe siècle av. J.-C. en Italie du Nord et du Centre, y avaient créé une civilisation originale.

C’est vers cette époque que fut fondée la ville de Rome, par Romulus et Remus, sur le Tibre, la date traditionnellement admise étant celle de 753 av. J.-C. Les Romains étaient un peuple latin appartenant au groupe italique. Selon la légende, la ville fut gouvernée par sept rois, les rois de Rome. La royauté fut remplacée par la République romaine, mode de gouvernement qui s’étendit de 510 à 27 av. J.-C. Les Romains conquirent les régions proches de leur cité et, vers le début du IVe siècle av. J.-C., s’emparèrent de l’importante cité étrusque de Véies. Après un recul temporaire provoqué par une invasion gauloise dont le chef était peut-être Brennus en 387 av. J.-C., les Romains continuèrent d’étendre leur pouvoir sur les grandes régions de l’Italie et, au début du IIIe siècle av. J.-C., une grande partie de l’Italie du Nord et du Centre était devenue romaine.

L'expansion de Rome


À partir de sa victoire sur Pyrrhus (280-271 av. J.-C.), le roi d’Épire, Rome étendit son pouvoir en Italie du Sud, qui était dominée par les Grecs, mais en retour ceux-ci exercèrent une influence sur leurs conquérants. En effet, les Grecs étaient le seul peuple que les Romains ne considéraient pas comme des Barbares.

Dans son entreprise de conquête, Rome s’opposa directement à Carthage, ancienne colonie phénicienne d’Afrique du Nord, qui désirait également contrôler la Méditerranée occidentale. Il s’ensuivit une succession de guerres (voir Puniques, guerres) qui permirent à Rome de conquérir la Sicile, la Corse, la Sardaigne et l’Espagne. L’Afrique du Nord tomba également dans la sphère d’influence romaine. Vers le milieu du IIe siècle av. J.-C., Carthage avait disparu, et Rome étendit son pouvoir à la fois sur la Macédoine et sur la Grèce. Au siècle suivant, on pouvait qualifier la Méditerranée de lac romain.

À la différence des cités grecques, Rome réussit à intégrer petit à petit ses alliés. Le droit de cité, c’est-à-dire la citoyenneté romaine complète ou partielle, finit par être accordé après la guerre sociale en 91 av. J.-C. : le refus de Rome d’accorder le droit de cité aux villes italiennes avait déclenché cette guerre d’une sauvagerie incroyable où Rome faillit tomber. L’intégration civique fut finalement accordée et permit à l’expansion romaine de reprendre.

Rome fut cependant bloquée à la frontière des territoires germaniques en 9 apr. J.-C., quand les Germains, commandés par Arminius, écrasèrent les légions romaines de Varus dans le Teutoburgerwald. Rome limita son occupation à une zone tampon à l’est du Rhin et au nord du Danube, et les deux mondes coexistèrent en s’ignorant.

Le colisée de Rome

La Rome antique
Rome antique - Photo E. Buchot

Le panthéon de Rome

Monument antique de Rome
Monument antique - Photo E. Buchot

Romulus et Remus

Romulus et Remus
Origine de Rome - Photo E. Buchot

L'empire romain


Rome passa, vers le début de l’ère chrétienne, du statut de république à celui d’empire sous l’empereur Auguste. Pendant les deux siècles suivants, le monde méditerranéen prospéra sous la pax romana.

L’Empire romain absorba de nombreux territoires et, fait fondamental, réussit l’assimilation de l’Occident jusque dans ses provinces les plus reculées, à l’exception de l’Europe de l’Est et de la Germanie, où la pénétration romaine échoua. Cependant, dès 150 apr. J.-C., l’empereur Marc Aurèle réussit à vaincre les Marcomans et les Quades. Il est symptomatique de cette période que l’empereur passa la plus grande partie de son règne à combattre les tribus d’envahisseurs. En 212 apr. J.-C., presque tous les hommes libres qui étaient nés dans les limites de l’Empire accédèrent à la citoyenneté. Au-delà des frontières de l’Empire, certains éléments de la culture gréco-romaine influencèrent également les tribus celtes et germaniques.

Les Celtes répandirent leur culture dans une grande partie de l’Europe occidentale entre le VIIe siècle et le IVe siècle av. J.-C. On identifie également les Celtes avec la période de La Tène (de 450 à 58 av. J.-C.), qui doit beaucoup à la période de Hallstatt. Les peuples germaniques firent leur apparition à partir du sud de la Scandinavie et de la Baltique vers 500 av. J.-C.

Les grandes invasions


Rome

Un monument romain
Monument Romain. Photo E. Buchot

À l’est de l’Europe et en Asie se mirent en marche des peuples nomades, marchands, guerriers pasteurs tout à la fois. Leur migration dévastatrice bouscula les tribus germaniques installées aux frontières de l’Empire romain et déclencha les invasions germaniques. Ces dernières eurent lieu en deux phases, et cette irruption formidable, qui laissa des traces profondes à tous les niveaux, fut paradoxale : ce fut l’assaut le plus destructeur contre l’Occident romain et le plus conservateur par son respect de l’héritage latin. Ces Barbares ne furent jamais très nombreux ; ils représentaient peut-être un million d’habitants sur les seize millions d’hommes que portait l’Europe au Ve siècle.

Le 3ème siècle

Le IIIe siècle apr. J.-C. fut une période de crises, que l’empereur Dioclétien calma par des réformes économiques et politiques qui mirent fin à la primauté de l’Italie. Vers le début du siècle, les Alamans avaient atteint la frontière septentrionale de l’Empire et, à l’est, les Goths avaient déjà pénétré dans la péninsule des Balkans. Après avoir été vaincus par les troupes impériales, les Goths devinrent des mercenaires romains. Au IVe siècle, sous l’empereur Constantin le Grand, Constantinople (voir Istanbul) remplaça Rome comme capitale de l’Empire, et le christianisme devint — dans les faits sinon officiellement — la religion d’État.

Pendant la seconde moitié du IIIe siècle, des groupes, dont les Francs, pénétrèrent dans l’Empire. De grands efforts furent entrepris pour renforcer les défenses intérieures. Sous l’empereur Aurélien, on construisit à Rome un nouveau mur d’enceinte. La Dacie fut abandonnée, et un nombre croissant de mercenaires germaniques furent recrutés pour combattre dans les armées impériales. Rome ne parvint à surmonter la crise du IIIe siècle que grâce à la restructuration de l’Empire entreprise par Dioclétien. Celle-ci visait surtout à régler la question des tribus germaniques avec une plus grande efficacité.

Le 4ème siècle


Vers le milieu du IVe siècle, la situation de l’Empire paraissait stabilisée, mais de nouveaux envahisseurs, les Huns, avaient quitté l’Asie Centrale, à la recherche de nouvelles terres ; ils provoquèrent une série de réactions en chaîne (voir Invasions, Grandes). Dans la nuit du 31 décembre 405, une confédération imprécise de Suèves, de Vandales et d’Alains franchit le Rhin gelé, talonnée par d’autres peuples, eux-mêmes menacés par la pression des Huns. En 410, les Wisigoths d’Alaric Ier mirent à sac la ville de Rome, événement qui provoqua des ondes de choc dans tout l’Empire. Peu de temps après, les Vandales pénétrèrent dans les territoires romains d’Afrique du Nord, où ils établirent un royaume. En 451, les Huns, qui étaient arrivés jusqu’en Gaule sous le commandement d’Attila, furent finalement vaincus aux champs Catalauniques, près de Troyes, par une armée germano-romaine sous commandement romain, mais, quatre ans plus tard, Rome fut à nouveau ravagée, cette fois par les Vandales. L’Angleterre, la Gaule et l’Espagne furent alors occupées par des peuples germaniques. L’année 476 marqua l’écroulement politique de l’Empire romain d’Occident. Des mercenaires germains en Italie déposèrent l’empereur Romulus Augustule et firent de leur chef Odoacre le roi d’Italie. © Emmanuel Buchot. Sources utilisées Encarta et Wikipedia.

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